Voyage à Jeju / travelling in Jeju / 

En Asie extrême orientale, la péninsule de Corée connaît un climat continental aux saisons trés marquées et aux températures extrêmes – comme au Canada l’hiver connaît des températures de -20c et l’été de +30c. 

Une notable exception, l’île volcanique de Jéju (Jejudo), à 4h de ferry ou 1h d’avion du continent, bénéficie d’un climat semi-tropical propice à la culture des clémentines ou des cacahuètes (essayez le makoli local, alcool à base de millet – au lieu de riz- parfumé à la cacahuète ! 

Circulation aisée dans toute l’île grâce à un réseau routier dense et parfaitement entretenu : vous pourrez louer une KIA pour 25$ ou 20€/jour (à l’aéroport). Si vous n’avez pas de license/permis, pas de problême, les nombreuses lignes de bus vous amèneront dans les recoins les plus reculés et les plus pittoresques de l’île. 

Logement à tous les prix, en hôtels de luxe (Podo hôtel par ex.), motels bon marché ou chambre d’hôtes… et pour la gastronomie, prévoyez une gabegie de poissons frais et fruits de mer, fournis par tous les petits ports de pêche tout autour de l’île.. et par les fameuses plongeuses. Les carnivores ne manqueront pas de goûter au cochon noir de Jeju, à la hauteur de sa réputation… il viendra peut-être de la porcherie d’un francophone (certains disent d’origine suisse d’autres française) installé ici depuis des dizaines d’années. 

Si en abordant à Jeju, vous croyez pouvoir vous débrouiller en coréen (Hangul) vous allez rapidement déchanter : les Coréens du continent eux-mêmes ont souvent du mal à se faire comprendre et à comprendre le dialecte insulaire.. mais nulle barrière de langue n’est infranchissable au voyageur de bonne volonté ! 





Chtchoukine / Shchukin à fondation Louis Vuitton, Paris

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Ce matin 7h invitation de François P. et Franck G. à un petit déjeuner à la fondation… trop de monde au buffet, et d’un mal élevé ! à peine enlevé le manteau de fourrures les rombières  du seizième jouent du popotin pour un gobelet en plastique (!) de mauvais café tiède et s’écharperait pour une miette de croissant… vite passons, Sergueï Ivanovitch nous attend, ou plutôt sa collection, privatisée par les Rouges et enfin présentée au pays de la Révolution !

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cimetière de Charonne, Paris

Au hasard d’une promenade parisienne dans le vingtième arrondissement

L’église saint Germain de Charonne est entourée d’un petit cimetière qui recèle quelques surprises

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Toujours fleurie, la tombe de Pierre Blanchar, fameux comédien de théatre et acteur de cinéma des années trente et quarante, fut le pasteur épris de la belle aveugle jouée par la jeune Michèle Morgan (Gertrude) dans la Symhonie Pastorale, Palme d’Or 1946 à Cannes

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René a acheté une concession, pour lui et sa famille. Sa tombe, déjà en place, porte son nom et sa date de naissance… Il est né à Alger, d’une famille d’origine catalane et a fait toute sa carrière à la SNCF, service marchandises. Il a aujourd’hui 87 ans. Il vient pratiquement tous les jours entretenir sa prochaine demeure. En attendant, il nourrit les chats errants et enquête sur ses futurs voisins. Il a ainsi élucidé les mystères de Bègue (“dit Magloire”), qui repose dans la concession mitoyenne, et s’avère être une sorte d’aventurier hâbleur dont la plaque mortuaire qui en fait le secrétaire de Robespierre, a été dressée par les ouvriers du bâtiment ses compagnons qu’il retrouvait dans les cabarets de Charonne et qu’il régalait de souvenirs largement imaginaires. Jusqu’à la statue qui loin de le représenter, aurait en fait pour modèle Jean-Jacques Rousseau, authentique “philosophe”, lui : commandée sous la Révolution pour être dressée sur les Champs Elysées, cette statue aurait mystérieusement disparue sous l’Empire avant de réapparaître ici. On sait que le “Promeneur solitaire” aimait herboriser : il est représenté tenant d’une main une canne de marche et de l’autre une fleur qu’il vient de cueillir… img_1603img_1596img_1597 img_1598

René est intarissable sur deux autres sépultures, également bien fleuries. Celles des familles Bardèche et Brasillach. Intellectuel fourvoyé dans la presse de la collaboration, Robert Brasillach a été fusillé à la Libération. Considérant que le brillant universitaire portait une responsabilité toute particulière et inexcusable, de Gaulle avait refusé sa grâce à l’avocat Jacques Isorni. Reposant tout près, Suzanne, la fille de Brasillach, avait épousé Maurice Bardèche, disciple fidèle et qui tenta vainement de réhabiliter la mémoire de son beau-père…

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